QI BAISHI
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Plusieurs situations peuvent nécessiter l’estimation d’une œuvre d’art :
Chaque contexte requiert une approche spécifique pour assurer une évaluation juste et conforme aux exigences légales ou commerciales.
Voici un aperçu des prix estimés pour différentes œuvres de Qi Baishi, basé sur des résultats d’enchères récentes :
| Support | Estimation basse (€) | Estimation haute (€) |
|---|---|---|
| Encre sur papier | 1 000 € | 104 000 000 € |
| Aquarelle sur papier | 200 € | 36 000 € |
| Estampe / Multiples | 300 € | 150 000 € |
| Sculpture | 4 000 € | 220 000 € |
Les encres sur papier constituent la catégorie la plus emblématique et la plus cotée de l’œuvre de Qi Baishi. Ce support englobe ses célèbres représentations de paysages, fleurs, insectes, crevettes ou animaux, exécutés avec un style libre, expressif et immédiatement reconnaissable.
Les estimations démarrent autour de 1 000 € pour des œuvres simples ou de petit format, mais peuvent atteindre des sommets inégalés : jusqu’à 104 000 000 €, record obtenu en 2017 avec Screens of Landscapes (十二条屏), une suite monumentale de douze rouleaux verticaux.
Ce support incarne à la fois la maîtrise technique, la poésie visuelle et la puissance symbolique de l’artiste.
Qi Baishi a produit relativement peu d’aquarelles pures. Ces œuvres se distinguent par une approche plus douce, colorée et parfois plus occidentalisée dans le rendu. Elles sont moins fréquentes sur le marché que ses encres, ce qui peut paradoxalement limiter leur envolée.
Les estimations se situent entre 200 € et 36 000 €, cette dernière correspondant à une vente aux États-Unis en 2019 pour une nature morte (Goard/Radish, ca. 1950).
L’aquarelle sur papier reste un segment de niche, apprécié par les amateurs à la recherche de pièces plus intimistes et colorées.
Les estampes de Qi Baishi, notamment ses gravures sur bois en couleurs, représentent une part importante de la diffusion posthume de son œuvre. Souvent éditées dans les années 1950 par des ateliers renommés comme Rong Bao Zhai, elles visent à reproduire fidèlement ses compositions à grande échelle.
Les prix varient de 300 € à 150 000 €, selon la qualité d’impression, l’ancienneté, le tirage limité ou encore le sujet représenté. Le record dans cette catégorie est détenu par une aquatinte couleur sans titre, adjugée 153 000 € en 2022.
Ces œuvres sont particulièrement prisées des jeunes collectionneurs, ou comme pièces décoratives fidèles à l’esprit du maître.
Qi Baishi fut également un maître graveur de sceaux, une discipline très respectée dans l’art lettré chinois. Ces sceaux, souvent réalisés pour des amis ou clients lettrés, sont de véritables sculptures miniatures, en pierre tendre, finement gravées à la main.
Les prix s’échelonnent entre 4 000 € pour les pièces simples jusqu’à 220 000 € pour des œuvres datées, bien conservées et avec une provenance prestigieuse.
Longtemps marginalisées dans les grandes ventes internationales, ces sculptures connaissent aujourd’hui une revalorisation rapide, en particulier en Chine, où leur valeur symbolique et personnelle est très appréciée.
Qi Baishi (1864–1957) figure parmi les artistes chinois les plus cotés au monde. Sa cote repose sur un équilibre rare entre reconnaissance institutionnelle, forte demande internationale, et production abondante mais qualitative. Son style unique, à la fois accessible et profondément lettré, séduit aussi bien les collectionneurs chinois que les amateurs d’art moderne en Occident.
La diversité de ses supports – peintures, dessins, estampes, sculptures – permet une entrée sur le marché à partir de quelques centaines d’euros, tandis que ses œuvres majeures atteignent des sommets historiques, comme en témoigne le record de 104 millions d’euros en 2017.
Sa cote est solide, stable et régulièrement soutenue par les grandes maisons de vente. Dans un marché de l’art asiatique en pleine structuration, Qi Baishi s’impose comme une valeur patrimoniale de référence, à la fois culturelle et financière.
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Qi Baishi (1864–1957) est l’une des figures les emblématiques de l’art chinois moderne. Né dans une famille paysanne modeste du Hunan, il commence sa vie comme menuisier. Il n’a que très peu d’instruction, mais découvre très jeune la calligraphie et la peinture grâce à des livres illustrés. C’est en autodidacte, entre deux commandes de meubles, qu’il apprend à manier le pinceau.
Il décide de se consacrer pleinement à l’art. Il voyage à travers la Chine, s’imprègne des traditions locales, rencontre d’autres artistes, grave des sceaux, écrit des poèmes… Mais il ne copie jamais les anciens : il cherche son propre langage.
Ce langage, il le trouve dans la simplicité. Un brin d’herbe, une crevette, une aubergine ou une abeille suffisent à exprimer l’harmonie du monde. Avec quelques traits d’encre et une touche de couleur, il donne vie à des scènes pleines de mouvement et de poésie. Son style, direct et populaire, tranche avec la peinture lettrée classique, plus élitiste. C’est cette liberté qui fera sa renommée.
Installé à Pékin, il devient peu à peu une figure incontournable de la scène artistique chinoise. À plus de 80 ans, il est enfin reconnu par les institutions : il est nommé président de l’Association des artistes chinois en 1953, et reçoit de nombreux hommages. Il continue à peindre jusqu’à ses derniers jours, fidèle à sa devise :
« Peindre ce que l’on aime, peindre avec sincérité. »
Qi Baishi s’éteint en 1957, à l’âge de 93 ans. Aujourd’hui, ses œuvres sont présentes dans les plus grands musées du monde, et certaines se vendent à des prix record. Mais derrière le maître célébré, on se souvient surtout d’un homme simple, observateur du vivant, un artisan devenu poète du pinceau.
Qi Baishi occupe une place unique dans l’histoire de l’art chinois : un autodidacte au regard simple et profond, devenu l’un des artistes les plus cotés au monde. Sa capacité à faire dialoguer poésie et quotidien, lui a permis de traverser les époques et de toucher aussi bien les experts que le grand public.
Que ce soit une encre puissante, une petite aquarelle, une estampe ou une calligraphie, chaque œuvre porte sa signature d’humanité.
Les années 1920–1950 sont considérées comme la période de maturité de l’artiste. Les œuvres datées, signées et bien conservées de cette période sont très recherchées.
Oui, la plupart de ses œuvres portent sa signature (齐白石), souvent accompagnée de sceaux rouges. Cependant, il a utilisé plusieurs noms de plume au cours de sa vie, ce qui peut compliquer l’authentification.
L’encre est noire ou gris foncé, souvent utilisée pour ses fameuses crevettes ou paysages. L’aquarelle (ou encre de couleur) apporte des teintes délicates, notamment dans les fleurs, fruits ou insectes. Les œuvres en couleurs sont plus rares, mais recherchées.
Qi Baishi
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