Léonard TSUGUHARU FOUJITA (1886-1968)
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| Typologie | Estimation basse (€) | Estimation moyenne (€) | Estimation haute (€) |
|---|---|---|---|
| Peinture | 2 000 | 65 000 | 6 959 000 |
| Dessin / Aquarelle | 300 | 4 200 | 1 187 000 |
| Estampe / Multiple | 50 | 1 000 | 186 000 |
| Sculpture / Volume | 300 | 9 000 | 32 000 |
| Objets | 300 | 2 400 | 19 000 |
| Photographie | 200 | 1 200 | 24 000 |
Le marché des peintures de Tsuguharu Foujita domine très largement toutes les autres catégories. Si certaines petites œuvres ou travaux secondaires peuvent apparaître dès 2 000 €, la zone de marché la plus active se situe autour de 65 000 €, notamment pour les portraits d’enfants, jeunes filles, chats et scènes intimistes de l’après‑guerre. Cependant, les grands nus, portraits de muses et compositions majeures des années 1920‑1930 atteignent des montants spectaculaires.
L’œuvre record toutes catégories confondues est la peinture La fête d’anniversaire (1949), vendue le 11 octobre 2018 pour 6 959 063 €. Cette composition ambitieuse, riche en personnages et en narration, appartient à la période de maturité de l’artiste et illustre parfaitement la synthèse entre culture japonaise, sens du décor et construction occidentale. Ce type d’œuvre muséale, rare sur le marché, explique ainsi l’écart considérable entre les prix moyens et les records.
Le dessin est au cœur de la pratique de Foujita. Les études simples ou feuilles tardives peuvent débuter vers 300 €, mais les œuvres abouties des années 1920‑1950 se négocient bien au‑delà, ce qui explique une moyenne autour de 4 200 € malgré de très forts écarts de qualité.
Le record pour une œuvre sur papier est détenu par Petit cavalier (1955), une aquarelle et gouache, vendue le 7 décembre 1989 pour 1 187 220 €. Cette œuvre démontre que, chez Foujita, le travail sur papier n’est pas secondaire : finesse du trait, poésie du sujet et maîtrise de la couleur peuvent placer ces pièces au niveau des peintures majeures.
Les estampes constituent l’entrée la plus accessible dans l’univers de Foujita, avec des prix débutant autour de 50 €. La moyenne vers 1 000 € correspond aux lithographies et eaux-fortes signées représentant chats, femmes ou scènes parisiennes.
Le record pour cette typologie atteint 186 000 €, un niveau observé pour des ensembles rares ou séries importantes issues notamment de projets éditoriaux emblématiques comme A Book of Cats (1929‑1930). Ces résultats concernent des œuvres complètes, en excellent état et recherchées par les collectionneurs internationaux.
La sculpture reste marginale dans la production de Foujita, ce qui explique une estimation basse vers 300 € mais aussi une moyenne élevée à 9 000 €. Le marché est alimenté par peu de pièces, ce qui favorise les hausses ponctuelles.
Le record recensé pour un volume atteint 32 000 €, niveau obtenu pour des pièces figuratives liées à l’univers de l’enfance, thème central de la fin de carrière de l’artiste. Cette rareté structurelle soutient durablement les prix.
Les objets associés à Foujita — créations décoratives, pièces éditées, supports inhabituels — se situent entre art et art décoratif. On observe une base vers 300 €, une moyenne de 2 400 €, et des pointes à 19 000 € pour des œuvres rares. L’intérêt vient ici du caractère singulier plutôt que de la dimension picturale.
La photographie liée à Foujita demeure un segment discret. Les prix commencent autour de 200 €, pour une moyenne proche de 1 200 €. Le record observé atteint 24 000 €, généralement pour des épreuves rares, anciennes ou liées à des contextes historiques précis autour de l’artiste. Ce marché reste complémentaire et ne reflète pas le cœur de sa production artistique.
La cote de Foujita s’est imposée comme l’une des plus solides parmi les artistes modernistes du XXe siècle, portée par la singularité de son style et l’universalité de ses thèmes. Artiste japonais formé à Tokyo mais pleinement intégré à la scène parisienne des années 1920, Foujita occupe une place à part dans l’histoire de l’art moderne. Sa cote repose ainsi sur plusieurs piliers : les grandes peintures figuratives des années 1920 à 1930, les scènes d’enfants, de femmes et de chats, mais aussi ses dessins à l’encre ou à la mine de plomb. Les prix atteignent des sommets pour les œuvres de la période parisienne, dont certaines dépassent plusieurs millions d’euros. En parallèle, les dessins et estampes permettent d’entrer dans son univers dès quelques centaines d’euros. Sa cote est donc à la fois stable et profondément segmentée selon la typologie des œuvres, offrant une grande lisibilité pour les collectionneurs.

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Léonard Tsuguharu Foujita (1886–1968) est un peintre et dessinateur franco-japonais emblématique du XXe siècle. Né à Tokyo dans une famille cultivée, il étudie à l’École des Beaux-Arts de Tokyo avant de s’installer à Paris en 1913, en pleine effervescence du quartier de Montparnasse. Il y fréquente les grands noms de la scène artistique comme Modigliani, Picasso ou Soutine.
Foujita développe un style unique, fusionnant la finesse de l’estampe japonaise avec les codes de la peinture occidentale moderne. Il devient donc célèbre dans les années 1920 pour ses nus féminins d’une grande pureté, aux lignes élégantes tracées à l’encre de Chine sur des fonds laiteux, mais aussi pour ses nombreux portraits de chats. Il connaît un immense succès en Europe comme au Japon, où il effectue plusieurs retours.
Converti au catholicisme en 1959, il adopte le prénom Léonard, en hommage à Léonard de Vinci. Il consacre la fin de sa vie à des œuvres religieuses, dont la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix à Reims, qu’il conçoit entièrement. Il meurt en 1968 à Zurich et repose à Reims selon ses souhaits.
La cote de Foujita n’a cessé de croître au fil des décennies, portée par la singularité de son style et la richesse de son parcours. Artiste inclassable, à la croisée des cultures et des techniques, il fascine toujours autant collectionneurs et amateurs d’art. Le record de ses ventes atteint presque 7 million d’euros en 2020, démontrant que son œuvre conserve une place essentielle sur le marché international. Son univers, entre délicatesse orientale et modernité parisienne, reste profondément singulier et identifiable.
Pour son style inimitable mêlant l’esthétique japonaise à la peinture occidentale, ainsi que ses nus féminins, ses portraits de chats et ses dessins raffinés.
Par la finesse du trait, les thèmes récurrents (femmes, chats, enfants), la présence de sa signature latine et souvent un sceau rouge. La qualité graphique et la sobriété sont aussi des marqueurs essentiels.
Oui. Il a réalisé de nombreuses estampes, des illustrations de livres, des dessins, quelques sculptures, et a même décoré une chapelle entière à Reims.
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